Numérotation descendante GAD

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Pourquoi une nouvelle numérotation descendante ?
On peut se poser la question car il en existe déjà plusieurs mais elles sont rarement utilisées. Que ce soit en généalogie personnelle ou historique, dès qu’il s’agit de représenter la descendance d’un personnage on utilise les méthodes graphique (arbre) ou texte ( liste dans laquelle les différentes générations sont plus ou moins décalées sur la droite).
La première méthode n’est pas facile à concevoir et à éditer sur une page A4.
La seconde n’offre pas une lecture simple.
Pourtant, la présentation de l’ascendance d’un personnage se fait généralement sous la forme d’une liste en utilisant la numérotation Sosa-Stradonitz.
On peut donc en conclure que les méthodes de numérotation descendantes existant aujourd’hui ne sont pas utilisables.
L’utilisation de l’informatique semble avoir résolu ce problème. Les programmes permettent d’éditer facilement des descendances sous une forme ou une autre. Mais la question reste posée: pourquoi n'utilise t-on pas une numérotation descendante?
La numérotation GAD est nécessairement moins limpide que celle de Sosa-Stradonitz mais elle est facile à déterminer et à lire. Je vous invite donc à la découvrir.

Principe de la numérotation GAD.
Une descendance se compose d’individus répartis dans plusieurs générations. Si nous devons identifier l’un d’eux comment ferons nous ?
Deux éléments caractérisent celui ci : sa génération, et sa place à l’intérieur de celle ci.
Pour concrétiser cela imaginons une liste descendante dans laquelle un personnage, GAUTIER J.Louis, se trouve dans la 6e génération et en 2e position (le 2e parmi les 7 par exemple).
Son ascendant se trouve dans la 5e génération et ses descendants dans la 7e.
Le lien entre J.Louis et ses descendants sera réalisé en attribuant au numéro de ces derniers sa position « 2 ».
Le numéro de J.Louis comportera lui même la position de son ascendant dans la 5e génération.
La numérotation G.A.D est basée sur ce principe. Le numéro est composé de 3 éléments séparés par un point et représentés par les lettres GAD :
  • « G » est la Génération de l’individu (6 dans l’exemple de J.Louis)
  • « A » est la position de son Ascendant dans la génération précédente.
  • « D » est sa position dans sa génération qui établit un lien vers ses Descendants (2 dans l’exemple).

  • Méthode G.A.D.
    Pour concrétiser ce chapitre vous pouvez consulter la liste de descendance de Auguste BLANC.
    Remarque (1) : Cette procédure n’est qu’une recommandation mais n’est pas indispensable.

    Cas particuliers.
    1. Unions multiples.
    Dans la quatrième génération de cette liste vous constatez que GAUTIER Antoine figure deux fois avec les numéros « 4.1.1a et 4.1.1b » (2). Les lettres « a » et « b » correspondent aux deux épouses ou compagnes successives VINCENT Marie et BLAISE Jeanne.
    En appliquant le principe GAD à la numérotation des descendants on obtient :
    5.1a.1 GAUTIER Victor
    5.1b.3 GAUTIER Louis.
    Remarque (2): cette double numérotation pour un personnage est pratique dans ce genre de tableau mais une autre solution est possible comme celle qui suit :

    G.A.D Nom & prénom Naissance Décès Union
    4.1.1 GAUTIER Antoine date & lieu date & lieu  
    a VINCENT Marie date & lieu date & lieu date & lieu
    b BLAISE Jeanne date & lieu date & lieu date & lieu
    5.1a.1 GAUTIER Victor date & lieu date & lieu  
    5.1b.3 GAUTIER Louis date & lieu date & lieu  

    2. Union entre descendants ou implexe.
    Revenons au tableau et examinons la situation de 5.4.6 BLANC Mathieu.
    On constate que son épouse est 7.2.3 GAUTIER Agnès qui figure donc dans la liste des descendants de BLANC Auguste.
    Quel numéro attribuer aux descendants de ce couple ?
    Par convention, nous conserverons la méthode utilisée en ascendance, c’est à dire que nous partirons du numéro du père.
    Dans le cas présent, 6.6.7 BLANC Jeanne est la fille de ce couple.

    3. Adoption, enfant naturel.
    Faisant suite au chapitre §1 dans lequel nous attribuons une lettre à chaque épouse ou compagne, nous allons faire de même mais en nommant un(e) époux(se) fictif(ve) « Adoption ».
    Pour l’enfant naturel, l’un de ses parents est inconnu. Nous procéderons de la même façon que précédemment en attribuant à l’époux(se) ou compagn(e)on le nom « Inconnu(e) ».
    8.5.4 GAUTIER Hélène est la fille naturelle de 7.3.5 GAUTIER Marguerite.

    Extension de la numérotation F.G.A.D.
    Ce quatrième élément permet de différencier plusieurs descendances.
    En généalogie personnelle il peut être intéressant de chercher les descendants de certains de ses ascendants. Dans ce cas la valeur de « F » peut être le n° Sosa de ces ascendants.
    En histoire « F » peut être une lettre représentant une dynastie.
    Le fichier « dynastie.zip » que vous pouvez télécharger est un fichier tableur Excel « xls » de Microsoft sur lequel figurent les dynasties des peuples Mérovingien (M), Burgonde (B), Wisigoth (W), Ostrogoth(S) et Vandale (V) sous forme de descendances. La numérotation FGAD permet d’identifier les conjoints des descendants d’un peuple et de comprendre les alliances ainsi créées.
    Dans la dynastie mérovingienne on constate que :
    La descendance de M5.1a.2 THIERRY 1er provient de 2 unions :
    a) une inconnue
    b) B5.1a.2 Suavegotha que l’on retrouve dans la dynastie des Burgondes, fille de B4.1.1 SIGISMOND et a) S9.2.3 OSTROGOTHA, elle même dans la dynastie des Ostrogoth.

    Utilité des actes des collatéraux.
    Lorsqu’une recherche ascendante est bloquée, une solution est encore possible, les actes des collatéraux (frères et sœurs des ascendants).
    Pour concrétiser ce chapitre nous allons conserver l’exemple de BRUN Hélène et voir comment elle procède. Au cours des différentes découvertes dans sa recherche (R1, R2, R3, etc.), elle utilise la numérotation GAD pour établir les liens entre ses personnages. Ce tableau montre la progression de la recherche.
    R1) La recherche de ses ascendant a été relativement facile jusqu’à :
    24. GAUTIER Jean x 25. GUILLAUME Simone dont l’existence figurait sur l’acte de mariage de 12. GAUTIER Antoine x 13. BLAISE Jeanne le 17/02/1890 à Montélimar de la façon suivante :
    « Le marié GAUTIER Antoine fils de Jean décédé le 03/01/1890 à Constantine, et de GUILLAUME Simone vivant à Sétif. »
    Espérant trouver les ascendants de GAUTIER Jean au cours des recherches futures, elle détermine les numéros suivants :
    3.0.1 GAUTIER ? (père de Jean)
    4.1.1 GAUTIER Jean x GUILLAUME Simone.

    R2) Grâce aux Archives d’OM d’Aix en Provence elle obtient l’acte de décès de GAUTIER Jean et lit ceci :
    « Présent son cousin BLANC Yves, 20 ans, originaire de Montélimar, militaire à Constantine ». Elle en déduit que les ascendants de Yves et Jean sont frères et sœurs puisqu’ils ont un patronyme différent (GAUTIER et BLANC).
    Elle détermine les numéros suivants :
    3.0.2 BLANC ? (ascendant de BLANC Yves, frère ou sœur de l’ascendant de GAUTIER Jean)
    4.2.2 BLANC Yves, cousin de GAUTIER Jean

    R3) Elle prend contact avec les AD de Montélimar et obtient l’acte de naissance de BLANC Yves et l’acte de son mariage avec BENJAMIN Pascale le 10/09/1915 à Grignant dans lesquels elle trouve :
    « le marié BLANC Yves fils de Jacques décédé le 12/12/1865 à Montélimar, et de RICHARD Julie décédée le 09/08/1895 à Montélimar ».
    3.0.2 BLANC Jacques x RICHARD Julie

    R4) Toujours avec les AD de Montélimar, elle obtient l’acte de décès de BLANC Jacques sur lequel figure la date et le lieu de son mariage avec RICHARD Julie le 08/07/1860 à Lyon.

    R5) L’obtention de cet acte de mariage à Lyon lui apprend que parmi les personnes présentes figurent :
    GAUTIER, née BLANC, Béatrice sœur du marié et son mari GAUTIER Simon vivant tous deux à Montélimar.
    3.0.1 GAUTIER Simon x BLANC Béatrice

    R6) Nouveau contact avec Montélimar où elle trouve l’acte de décès de Béatrice le 10/09/1870 à Montélimar dans lequel figure uniquement le nom et prénom de son père BLANC Auguste .
    A ce stade, la recherche d’Hélène n’aboutit à aucun résultat et elle décide de réorganiser la liste des descendants de BLANC Auguste :
    1.0.1 BLANC Auguste (Sosa = 98)
    2.1.1 BLANC Béatrice (Sosa = 49) x GAUTIER Simon (Sosa = 48, qui devient conjoint)
    2.1.2 BLANC Jacques x RICHARD Julie
    3.1.1 GAUTIER Jean (Sosa = 24) x GUILLAUME Simone (Sosa = 25)
    3.2.2 BLANC Yves x BENJAMIN Pascale
    Grâce aux actes des collatéraux sa recherche a progressé de 2 générations.

    Remarques.
    1. Détermination du « D » d’un personnage.
    Nous l’avons vu dans le principe, cet élément « D » permet de déterminer l’élément « A » des descendants de ce personnage. Mais si celui ci n’a pas de descendance il est inutile de lui attribuer ce « D ». Son numéro ne sera constitué des éléments G et A.

    2. Format de la numérotation.
    Lorsque la descendance s’étend sur de nombreuses générations, le nombre d’individus par génération peut approcher ou dépasser 100. Le numéro peut donc prendre la forme suivante : 8.58.70. Dans ce cas, et si on utilise un tableur, il est recommandé de prévoir un format de donnée du type #.##.##. Ainsi, le numéro 3.2.8 prendra la forme 3.02.08 ce qui facilitera le tri éventuel sur la colonne GAD.

    3. Le tableur.
    Comme je l’évoquais dans l’introduction, l’outil « tableur » peut compléter le logiciel de généalogie. L’avantage est que l’on dispose de toute la base de données sur un documents unique dont on peut modifier la présentation en effectuant des tris sur l'une ou l'autre colonne de données.
    Les données de chaque individu occuperont une ligne et seront disposées dans des colonnes.
    Lorsque j’ai commencé ma généalogie en 1990 les premiers logiciels n’étaient pas aussi performants et j’ai utilisé le tableur de l’intégré Works de Microsoft. Puis j’ai utilisé Excel 97 que j’ai programmé en VBA et que j’ai nommé « TRIBU ». Vous pouvez consulter ce programme dans lequel figure la généalogie fictive de BRUN Hélène à l'adresse suivante:
    http://www.bob-mgt.com/tribusite/index.html
    Ce programme édite des listes ascendantes et descendantes dont la numérotation est GAD. La fonction « enregistrer sous format HTLM » d’Excel permet de passer d’un document « xls » à un document « html ».

    Conclusion.
    Pour conclure, j'aimerais évoquer l'histoire de la numérotation ascendante dite Sosa-Stradonitz.
    Inventée par l'Allemand Eyzinger en 1590, elle fut reprise par l'Espagnol Jérôme de Sosa un siècle plus tard, et elle fut appelée "numérotation de Sosa.
    En 1898, l'un des grands maître de la généalogie moderne Stéphane Kebule von Stradonitz la remit au goût du jour et lui donna son nom. Par la suite, on adopta le nom actuel mais en oubliant l’inventeur.
    Peu importe le nom d’une numérotation, l’essentiel n’est il pas d’offrir à la généalogie un outil efficace et pratique ?

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    mise à jour le 22/04/2008